Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il revient ! Pas de très loin, mais c’est un retour qui pour beaucoup doit sonner comme un aveu : nous sommes un pays de vieux.
Bien sûr on peut se féliciter que l’espérance de vie affichée par nos parents, grands parents excède celle de tous les habitants voisins, et on ne manque pas de nous le rappeler : ce serait la contre partie de la politique de santé.
On est aussi content pour nos politiciens qui célébrés il y bien longtemps en tant que quadra sont toujours là aux manettes et ne semblent guère disposés à céder la place aux piaffants prétendants.
Mais celui qui tient la vedette est un artiste du ballon rond, un enflammeur d’arènes, le Kopa des beurs. Inutile de préciser qu’à trente trois ans il aurait pu jouir d’une pré retraite confortable chez les espagnols.
Mais à l’age où les sportifs prennent du champ il devient l’homme providentiel, et, onze ans après sa première apparition, va porter la couleur bleu sur les gazons des stades de France et d’ailleurs.
Triste nouvelle que ce retour qui montre que l’on est incapable, au football comme en politique, d’offrir aux jeunes talents une autre perspective que d’être coiffés sur le poteau par le retour de vieux chevaux.
C’est bien de vieillir vieux, ce serait mieux de ne pas « voler » aux jeunes la place qui les attend. Il n’y a guère eu que Jésus pour ressusciter à 33 ans. Et encore son retour ne dura que quelques jours. C’est tout le mal qu’on souhaite à Zidane.