Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Autant d’enfants tués dans un car sur l’autoroute des vacances, c’était à Beaune il y aura bientôt 30 ans, c’était déchirant. On s’en souvient encore. On y érigea un monument. Une nouvelle réglementation fut décrétée pour éviter ce genre d’accident, dont la cause tenait sans doute à un improbable concours de circonstances, en fait à
Aujourd’hui c’est à Bagdad. Ils étaient 40 ces enfants à être déchiquetés par les bombes d’un kamikaze. Personne n’en a parlé, car ce n’est pas, cette fois, la faute à pas de chance. C’est le prix que paye l’Irak pour une stratégie dont on n’a pas fini de souffrir des inconséquences.
A se prétendre élu par Dieu, à invoquer l’Esprit saint dès le matin, à jouer le chevalier blanc de l’occident chrétien on distille la haine au nom du Bien
Quand une administration est dévoyée à la fabrication de prétendus alibis pour justifier a priori cette guerre punitive, quand il lui faut inventer tous ses mensonges d’Etat pour couvrir ces manipulations, quand elle se compromet pour faire empocher de juteux contrats, quand tout sera connu des destructions commises au cours de cette occupation on réalisera que le Mal ne se terre pas seulement entre le Tigre et l’Euphrate, mais peut aussi être texan.
L’image d’un occident porteur de valeurs universelles s’est brisée en Irak. Son dictateur précédent avait certes bafoué les droits de l’homme mais en s’opposant aux conquérants de l’Islam il contribuait à en contenir le déferlement.
Apprenti sorcier manichéen, auto promu chef de croisade contre tous les mécréants, Bush détruit pour longtemps le crédit que notre civilisation judéo chrétienne et son pouvoir d’attraction auprès de toutes les populations soumises à des régimes aux libertés restreintes.
Mais puisque c’est au nom de cette liberté que l’on a confisqué l’Irak, commis plus de victimes civiles en deux ans que Saddam en 20, on aura nourri une haine dont l’exportation n’en a pas fini de nous hanter.