Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Anathémiser le rédacteur, même si un petit coup d’encensoir est censé lui rendre l’excommunication moins amère, est une méthode qui rappelle les techniques de l’inquisition. Et pourtant c’est à ce petit jeu que se livrent certains lecteurs sans doute adeptes de la lecture rapide et c’est pour ne pas laisser sans réponse des assertions mensongères que je prends aujourd’hui la plume. S’abriter derrière Jean Paul II est devenue pour ses thuriféraires le viatique fondateur de leur nouvel engouement.
Exprimer que de croisades en inquisitions, d’IRA en Al Quaida c’est au nom de Dieu que tant de crimes ont été commis c’est constater que pour ses zélateurs la vie des infidèles est sans valeur. Ce n’est ni faire acte de propagande, ni de repentance, c’est décrypter une réalité.
Quand la religion commande à la sphère individuelle, impose des principes moraux et s’arroge le droit de dicter ses devoirs aux salariés, aux citoyens, elle déborde dans la sphère publique au risque de déclencher les représailles des tenants d’un ordre différent.
A minima c’est le cas des juifs qui refusent de travailler le vendredi, c’est le cas des musulmans lors du ramadan. Issu de cette même logique on justifiera ici l’appropriation de territoires et là la chasse aux mécréants. Ce n’est pas en cassant le thermomètre que l’on fera baisser la température. Aucun monothéisme ne s’est mis à l’abri de ses intégristes. Parce qu’aucun monothéiste ne sait définir où commence l’intégrisme.
Je persiste et signe et ce ne sont pas les commentaires réprobateurs des disciples tardifs d’un pape jusqu’au boutiste qu réconcilieront libre penseurs et disciples d’ordres religieux en quête d’universalité.