Décryptage sans complaisance de l'actualité.
En temps de paix le mensonge d’Etat devrait être réservé à des causes indiscutables touchant à la sécurité nationale, à la défense d’intérêts vitaux et autres sujets sensibles dont la divulgation mettrait en danger la vie de nos concitoyens.
En aucun cas pour couvrir une erreur humaine, voire une bavure selon la terminologie des officines qui gravitent autour des ministres de la défense et de l’intérieur.
La version officielle donnée par les pouvoirs publics, du naufrage du Bugaled Breizh fait état d’un ensouillage. Accident rarissime causé par l’accrochage d’une chaîne du chalutier dans le sable l’entraînant par le fond.
L’infime probabilité qu’un tel accident puisse survenir alors qu’au même moment des sous marins patrouillent dans les parages en refusant de donner leur position précise à l’heure où le navire sombre, donne crédit aux familles des victimes qui crient au mensonge d’Etat.
On aimerait savoir au nom de quels enjeux sont bafoués les droits les plus élémentaires des citoyens : savoir pourquoi sont morts cinq marins pécheurs, leurs maris, pères ou fils, et refuser que la fatalité ne soit lâchement invoquée.
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