Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il continue son ascension. Rien ne semble pouvoir stopper sa montgolfière qui poursuit son inexorable progression au dessus de la campagne. Gonflé par la chimère des sondages le voici qui s’invite au club fermé des candidats au deuxième tour.
A promettre ne rien changer on ne risque pas de déclencher une révolte chez ceux dont la crainte est que l’on touche à leurs avantages acquis. Et Dieu sait si chez nous les petits nantis sont nombreux, à commencer par les fonctionnaires.
Et si en plus on montre quelques dispositions pour les clins d’œil médiatique, on peut espérer grappiller quelques voix pour se propulser au tout premier plan de la course élyséenne.
Il se murmure que Bayrou aurait choisi son futur premier ministre. Et là on crie au petit génie. Tout est dans le symbole. Qui peut prétendre être plus consensuel, plus proche de chacun d’entre nous qu’un quidam dont le patronyme est celui de votre meilleur copain.
Monsieur LAMY, Pascal pour les dames, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a donc été pressenti pour devenir son chef de gouvernement. Peu importe que ses lettres de créance soient modestes, qu’il soit encarté au PS, qu’il ait été le technocrate le plus efficace de l’eurocratie bruxelloise et qu’il ait oeuvré au Lyonnais du temps de sa déconfiture.
Monsieur LAMY porte en son nom tout un programme. C’est le tour de passe-passe médiatique le plus accompli. Alors pour une fois on dit chapeau l’artiste. Ce n’est plus de la politique, c’est de la prestidigitation. Et les français tout ébaudis vont applaudir des deux mains. Avant de s’en mordre les doigts.