Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est par cette apostrophe que les affiches du PCF interpellent le chaland. Tout est dit dans ce slogan électoral dont le français grincheux se repaît à longueur de défilés.
La France a basculé en ce début juin de 1981 où elle a "franchi la frontière qui sépare la nuit de la lumière" Jack Lang dixit. L’inoculation du virus socialiste est datée de ce jour où Mitterrand fit de la conquête du temps libre l'alpha et l'omega de son septennat. Le français a goûté la pomme et
On n’en finit plus de payer les dividendes de la grande illusion que le cynique florentin a laissé miroiter à un peuple ignorant, relayé par la cohorte des courtisans, affidés et thuriféraires.
L’effort fut banni, le travail disqualifié et la réussite par l’esprit d’entreprise assimilée à l’exploitation des forces populaires par le méchant capital. Tout devenait possible : travailler moins et gagner plus, bénéficier de plus de droits qui se transformaient à peine consentis en avantage acquis.
Une génération n’a connu que cet état d’esprit, cette génération à laquelle feu le président a associé son nom, marche depuis 30 ans sur un nuage qu’aucun politique de quelque bord qu’il soit, n’a le courage d’appeler par son nom : un mirage.
Et les français tout embués par quelques spectaculaires réussites héritées des années où
"On y a droit" : le plus pernicieux des slogans n’est réfuté par aucun candidat. Impossible de rompre avec cette mentalité de quémandeur quand les plus hauts dignitaires de l’Etat s’octroient des privilèges exorbitants. Le plus fréquent et le plus choquant de tous ces passes droits en ces temps de chômage c’est le cumul des emplois.
Tous sans exception, sont des cumulards qui non seulement collectionnent les fonctions au détriment de leur exécution mais empilent émoluments, avantages et gratifications.
Il ne faut pas moins de 360 pages à Yvan Stefanovich pour en faire le recensement dans son dernier ouvrage* : « Aux frais de la princesse ».
Alors, messieurs les candidats, le quel d’entre vous se prononcera pour la nuit du 4 août ?
* Aux frais de la princesse, Enquête sur les privilèges de