Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Qu’est qu’un ministère, quand il ne s’agit pas de celui d’un culte ?
La question semble incongrue mais, à en juger par la bronca déclenchée par le petit Nicolas annonçant un grand ministère de « l’immigration et de l’identité nationale », on est en droit de s’interroger.
L’exercice des fonctions gouvernementales impose une évidente division des tâches et le regroupement de certaines missions en un seul et même lieu de pouvoir ne paraît pas, au citoyen lambda, suffisant pour susciter la feinte colère des « bien-pensants ».
On a encore un ministre des anciens combattants et Dieu sait si leur nombre va décroissant, on a toujours un ministre de la cohésion sociale et Dieu si elle est brinquebalante, on a aussi un ministre de l’économie et Dieu sait si ces dernières sont inconnues de nos gouvernants. Alors un ministre de l’immigration et de l’identité nationale, ça choque en quoi ?
Cela ressemble à s’y méprendre au comptage ethnique : tout le monde en parle mais personne ne veut y atteler son nom, au risque de se voir accoler l’épithète infamante de raciste. Et pourtant il faudra bien succomber à ce dénombrement si on veut un jour savoir comment
L’immigration c’est le tabou bousculé par Sarkozy : elle s’invite à tous les débats mais la regarder en face c’est donner dans la lepénisation, autre qualificatif anathémisant. Mais plus encore, oser prétendre que
L’Amérique terre de colonisation avant de devenir pays d’immigration a su faire de l’obtention du statut de citoyen un fait marquant de la vie des nouveaux entrants. L’adhésion aux valeurs promues par les pères de la nation est le sésame incontournable de l’adoubement par la nation.
Etant devenu, à notre corps défendant ( ?) une terre d’immigration, qui aurait t-il d’indécent à faire de l’acceptation des règles de notre culture une étape nécessaire à l’obtention de l’identité française avant de se voir délivrer la carte du même nom ?