Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Quatre ans déjà et pas un seul motif d’espérer. Dans l’histoire récente il n’est aucun exemple où une décision solitaire d’engager le combat ait conduit à un embourbement total sans qu’aucun bénéfice n’en soit tiré.
Un désastre total. Des dizaines de milliers de victimes civiles, des milliers de victimes militaires, des dégâts collatéraux incommensurables. A quelques enrichissements prêts, à l’exception de quelques contrats mirifiques pour les proches du président, l’engagement des GI en Irak, il y a tout juste 4 ans, formatera l’avenir du proche orient, comme le pire ennemi de l’occident n’aurait pas osé le fantasmer dans ses délires vengeurs.
La démocratie à la survie de la quelle cette opération était censée contribuer est bafouée. Le non droit est restauré au nom d’une exigence supérieure : la morale. Par compromissions successives, Bush a colmaté la brèche qui séparait le monde de la tyrannie qu’il était venu éradiquer, de celui de la liberté au nom du quel il envahissait. Guantanamo, les tribunaux d’exception, les enlèvements sur des sols étrangers, la torture, la séquestration, la manipulation des média, les aveux extorqués, toute la panoplie développée derrière le rideau de fer a ressurgi du coté où on ne l’attendait pas.
L’islam craint les Charles Martel et se gausse des texans. Il aura été l’allié objectif de ben Laden, ce croisé en Ranger et Stetton. Bush aura fait plus pour la cause de l’islam que tous les fous de dieu réunis. Il ne risque rien pour sa vie, tant qu’il présidera aux destinées des Etats-Unis. Il est sous la protection d’Allah.