Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ses partisans y verront la trahison d'un clerc. Ses adversaires le ralliement tardif et donc suspect d'un apparatchik. Seuls ses proches détecteront l'exaspération qui les guette, la servilité dont ils s'accommodent, la versatilité qu'il leur faut accompagner. On a compris qu'Éric Besson a choisi la liberté.
En homme libre il assume les quolibets, les sous entendus, les allusions et la déconsidération que le système s'applique à lui infliger. Mieux vaut être libre et solitaire que prisonnier d'une mégère : c'est un choix qui l'honore et que nombre de ses camarades d'infortune regrettent aujourd'hui de ne pas avoir eu le courage de faire.
En la circonstance, seul le premier à franchir le pas est honorable, les suivants sont des moutons qui sentant le vent tourner cherchent au moindre risque à récupérer une risée.
Saluons le geste salutaire : le problème avec madame Royal, ce ne sont pas les éléphants, ce ne sont pas les militants, c'est Madame Royal et ça Besson nous le livre* sans détours. On ne pourra plus dire : qui connaît monsieur Besson ?
* Eric Besson, Qui connaît madame Royal, chez Grasset