Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Test grandeur nature sur la capacité des candidats à mettre en place les réformes que tous appellent de leurs vœux.
Le décret Robien tombe à pic. L’occasion rêvée de mettre en cohérence grands discours et petites actions. Il ne s’agit manifestement pas d’une révolution ce décret Robien qui consiste à reprendre une heure de « décharge » à des professeurs harassés par 17 heures hebdomadaire, ou à former les futurs professeurs de façon à ce qu’ils puissent enseigner deux matières. Ça ne semble pas franchement révolutionnaire.
D’ailleurs ils se sont comptés derrière les bannières en battant le pavé de cette fin d’hiver. A peine quelques milliers. La mesure est de bon sens, appuyée par les parents, la majorité des enseignants, et à n’en pas douter, les élèves.
Face à cette réformette les candidats ont-ils haussé le ton ?
Non, machine arrière toute. Pas question de toucher aux privilèges des fonctionnaires ! On abolira le décret Robien, ont-ils juré d’une seule voix. Ce Robien quel innocent, quel inconscient, croire encore à son age aux vantardises électorales que les candidats professent sur les tréteaux.
A peine confrontés à une velléité de contestation ils abandonnent toute résolution réformatrice. Le fanfaron du Béarn est coutumier de la reculade en rase campagne, la dame en rose n’en est plus à exiger les 35 heures du corps professoral mais à faire des œillades appuyées à cet électorat qui menace de la snober. Reste Sarkozy, peu disert sur la question.
Alors Nicolas, on l’abroge ce décret, ou on assume son statut de candidat des réformes ?
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