Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La polémique continue sur le « deal » dont l’issue visible fut la libération des infirmières bulgares. Nier que leur élargissement résulte d’un troc serait attribuer à Mme Sarkozy une force de persuasion et des talents bien mystérieux. Sans lui chipoter ses qualités de plénipotentiaire, on doit bien reconnaître qu’il y eut compensation, sinon pourquoi avoir fait attendre ces otages aussi longtemps ?
La question qui mérite débat n’est pas – contrairement à ce que le PS tend à accréditer – le détail de l’arrangement, le montant des contrats, ou la qualité des prisonniers qui seront restitués. La question qui est soulevée par cette libération est celle de la raison d’Etat.
En d’autres termes peut-on invoquer la raison d’Etat quand on s’implique dans une affaire qui nous est étrangère ? S’il y a contentieux entre
Alors si c’est au nom du devoir d’ingérence que
Là devrait résider l’interrogation des opposants et non pas le contenu de l’enveloppe qui, quelque soit les dirigeants, restera un secret d’Etat.