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2 juillet 2005 6 02 /07 /juillet /2005 00:00

Le suspense est à son comble. Jacques tient-il sa revanche sur Tony ? Seront-ils vengés les Trafalgar, Waterloo, Fachoda et autres Azincourt. Toutes ces humiliations que notre perfide voisine nous imposa, comme si d’avoir brûlé Jeanne d’Arc ne lui suffisait pas.

 

 

Jacques le retour ? Après tant d’échecs et de désillusions il est parti pour Singapour chercher la consécration ou risquer au contraire d’ajouter à sa peine en terminant brillamment, mais au second rang.

 

 

On l’imagine faisant la une, notre Poulidor des J.O. Jacques le fataliste défait à Singapour après avoir chuté à Bruxelles n’aurait pour clôturer son règne d’autres perspectives que d’assister  à sa relève par un candidat félon.

 

 

Messieurs du CIO, messieurs les conseillers qui devaient désigner parmi les 4 cités celle qui dans 7 ans deviendra l’espace de quelques jours capitale des Jeux, vous pouvez par vos bulletins décider du plan de fin de carrière de notre président. Ca nous importe carrément plus que de savoir ou le cent mètres se courra. Car désigner Paris c’est, outre choisir le meilleur site sportif  (cocorico), offrir une dernière chance à notre président ; dans votre jargon c’est lui permettre un ultime rebond.

 

 

On vous l’aura sans doute tu, mais votre choix est attendu, pas tant par les athlètes à qui il indiffère de s’exhiber ici plutôt qu’ailleurs, mais par tout ceux qui s’intéressent au devenir de notre président. Ses ennemis qui n’en finissent plus de le voir ressusciter, ses juges qui aimeraient bien pouvoir l’écouter, ses amis qui veulent encore croire que le temps d’une troisième mandature ils garderont leur fromage.

 

 

Ni Blair, ni Bush ni Poutine ne jouent leur survie avec les J.O. Alors messieurs du C.I.O. sachez qu’en choisissant Paris, vous nous permettez d’avoir Chirac comme Président encore pendant 7 ans. C’est seulement en 2012 qu’il nous quitterait, au moment même où les J.O. de Paris  se clôtureront !

 

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2 juillet 2005 6 02 /07 /juillet /2005 00:00

C’est un sujet tabou, pas un peu tabou comme la vie privée des hommes politiques, ou la santé de nos gouvernants, non mais réellement tabou de chez tabou !

 

 

Il ne fait jamais débat. Evoquer de l’évoquer, vous n’y pensez même pas ! C’est pourtant une anomalie, que dis-je, un anachronisme, une survivance d’ancien régime, une spécificité gauloise et gaullienne à la fois. C’est anti démocratique, inégalitaire et discriminatoire mais c’est profondément ancré dans le cœur des prétendus républicains. C’est aux français ce que les vaches sacrées sont aux indiens : un vestige indécrottable, héritage d’époques révolues.

 

 

Ce statut suranné octroyé à la Libération aux fonctionnaires de l’Etat français fait de la fonction publique un océan d’archaïsme dans la société marchande du 21ème siècle. Assis sur des droits exorbitants, irresponsables personnellement, 5 millions de français ignorent les risques, la précarité et l’obligation de résultat. A quel titre bénéficient-ils d’une telle exonération de charges ? Simplement parce qu’ils ont choisi d’avoir pour patron l’Etat et accessoirement parce qu’ils ont satisfait aux conditions d’admission.

 

 

Si 20% des actifs de ce pays ne sont pas soumis aux règles communes, bénéficient de retraite plus généreuse et plus précoce, ne sont pas exposés au risque de chômage, de réduction du temps de travail ou de délocalisation, ont-ils pour autant  plus d’obligations, de servitudes ? Non, et si le  brut de leur rémunération est supérieure à la moyenne de celle des salariés, paradoxalement ils ne cotisent pas pour les 4 millions de français à la recherche d’emploi.

 

 

Aux hommes politiques qui ont fait de la chasse aux discriminations leur fonds de commerce, aux traqueurs d’inégalités, à tout ceux qui ont le mot fraternité qui leur dégoulinent des lèvres, je suggère dans un premier temps d’asseoir les cotisations chômages aussi sur les rémunérations des fonctionnaires. Et ne doutant du succès de ce premier pas je propose aussi de supprimer aux salariés de l’Etat le droit de grève. Car à quel titre peut-on s’opposer à son patron, quand son patron « sort » des urnes. Y a-t-il pouvoir plus démocratique que celui que chaque élection confère à nos gouvernants pour gérer le pays. Faire grève quand on est fonctionnaire c’est revendiquer contre l’autorité issue de la représentation nationale. C’est à ce titre que dans de nombreux pays le droit de grève ne peut concerner ceux qui ont choisi de servir l’Etat.

 

 

C’était pour rire, pas pour de vrai ! Ce n’est pas qu’il y ait une once d’erreur ans cette argumentation c’est que la discrimination, c’est chez les autres qu’il faut la pourchasser, pas celle dont on bénéficie, surtout quand elle date de plus de 60 ans ! Aussi longtemps que nous recruterons nos présidents, nos ministres et nos politiciens parmi les fonctionnaires, les agents de la fonction publique ne risqueront rien. Ils garderont et abuseront du droit de grève et ne paieront pas de cotisations pour les sans emplois.

 

 

Discrimination pour ceux qui en sont exclus, avantage acquis pour ceux qui en profitent, on est en pleine schizophrénie ! A quoi sert-il d’avoir un ministre en charge des discriminations si il ne peut s’attaquer aux avantages acquis ?

 

 

 

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1 juillet 2005 5 01 /07 /juillet /2005 00:00

C’est un micro détail, même qu’à l’échelle de l’univers c’est incommensurable. C’est publié par « Nature* » ce qui fait ce que ça n’a pas échappé à notre sagacité, parce que ce n’est pas chez les écolos qu’on aurait glané l’info. Et pourtant ce sont bien les verts qui sont visés par ce rectificatif. Car a contrario de tout ce qui avait pu être dit, écrit, et à rebours de toutes les hypothèses, de toutes les certitudes, les aérosols, loin d’être responsables de tous les maux qu’on leur prêtent, contribuent à réduire l’effet de serre. Tout ce qui a pu être dit dans le sens contraire est à passer par pertes et profit.

 

 

Pour que cet incipit ne reste pas hermétique, je vous dois quelques explications : quand les rayons du soleil piégés par les gaz d’aérosols ne peuvent s’échapper de notre Terre, la température augmente et les cataclysmes suivent : Nino, ouragans, tempêtes, canicules, tsunamis et tutti quanti. De cette thèse universellement répandue les savants écolos ont conclu : arrêtons de vaporiser, de brumiser, de pschipschitter,  ça contribue à la dégradation de l’environnement et au réchauffement de la planète.

 

 

Ce sont ces pseudo certitudes qui viennent d’être balayées ; pas par une tornade ni par un cyclone, mais par la fine fleur des scientifiques anglo-saxon qui vient de mettre en évidence un effet parasol qui contrecarre le célèbre effet de serre.

 

 

C’est seulement un exemple, mais c’est emblématique des manipulations dont nous sommes aisément les victimes. La vérité incontestable d’hier est l’hérésie de ce jour. Les lanceurs d’anathème deviennent des faussaires devant monsieur Toulemonde qui tour à tour est pris  à témoin, sensibilisé, dénoncé et n’en peut plus d’être culpabilisé pour ses comportements bien anodins.

 

 

Messieurs les prétendus savants qui pérorez du haut de votre science,  ayez la modestie de vous souvenir que les certitudes d’aujourd’hui seront les erreurs de demain. La Terre se réchauffe,  les ressources s’épuisent, la pollution s’étend : la planète court à sa perte, soit ! Mais le simple bon sens nous rappelle que pour tout effet de serre il existe un effet parasol et que les discours alarmistes se nourrissent d’abord de l’obscurantisme de leurs auteurs.

 

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30 juin 2005 4 30 /06 /juin /2005 00:00

Les essais cliniques les ont validés, l’administration compétente les a autorisés, les laboratoires peuvent enfin les distribuer. Ce sont des médicaments pour les blacks. Si je ne dis pas Noirs ce n’est pas pour  parler petit nègre, c’est parce que c’est en Amérique que tout ceci se passe. Et que chez nous ça ne se passera pas comme ça !

 

 

Toute l’idée avec ces traitements c’est que les Noirs ne réagissant pas comme les jaunes ou les blancs, les laboratoires ont développé, testé et mis sur le marché des produits adaptés à leur phénotype. Il y a longtemps que l’on a identifié des facteurs de susceptibilité et qu’il est statistiquement démontré que les populations caucasiennes – pour ne pas dire les Blancs – ne réagissent pas comme les afro américaines – pour ne pas dire les Noirs, face aux risques de développer des cancers, des maladies cardio vasculaires ou d’être atteintes du SIDA. Ces différences d’origine multi causale, génétique, mais aussi environnementale et culturelle sont prises en compte dans une médecine personnalisée pour offrir la réponse thérapeutique la mieux adaptée à chaque sujet.

 

 

Si aux États Unis il est possible d’affirmer cette différentiation et de créer le BiDil* réservé aux Noirs souffrant d’insuffisance cardiaque, en France où l’on ne pratique pas de discrimination une telle démarche est prohibée, même qu’elle tomberait sous le coup de la loi. Il n’existe ni Noir ni Blanc et toute tentative de rattacher un comportement à une couleur de peau est sanctionnée par les tribunaux.

 

 

Étonnant retour du balancier, les États Unis où la ségrégation était légale il y a tout juste 50 ans nous donnent des leçons de tolérance au chapitre de la reconnaissance des différences raciales. Car le mot est lâché, c’est bien le concept de race qui resurgit à travers cette affaire du BiDil et l’évolution d’une médecine personnalisée vers une médecine racialisée, ce dont nos bonnes âmes ne veulent point entendre parler.

 

 

A nier l’évidence, à s’entourer de concepts flous de peur de défriser des tignasses trop crépues, à proscrire le mot race dans tout document officiel au prétexte qu’il induirait une hiérarchie, on interdit aux minorités de bénéficier des avancées de la pharmacogénétique et de toutes les techniques dérivées de la génétique appliquées à des segments de population.

 

 

Qu’il était bon le temps où on pouvait impunément dire : « Y a bon Banania ! »

 

 

 

* BiDil : La FDA vient d’autoriser la société Nitromed à commercialiser cette molécule exclusivement aux Noirs, atteints d’insuffisance cardiaque.

 

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29 juin 2005 3 29 /06 /juin /2005 00:00

Il y a du panache, peut être même une once de forfanterie dans cette escapade à la Courneuve. Ce n’est pas le vaillant prédécesseur qui aurait fait le déplacement dans ces lieux d’insécurité. C’est houleux et réconfortant de voir un ministre venir parler aux beurs comme le président le ferait avec ses paysans. Le débat s’est déplacé, ce n’est plus de nettoyer la Courneuve , le débat c’est tant qu’il y aura des Courneuve il y aura des zones de non droit et que sur ce terrain là Sarkozy en fait un peu trop.

 

 

Notre ministre c’est fait le roi des fausses bonnes solutions. Aux victimes des récidivistes il a proposé de supprimer les libérations conditionnelles, mais pas les libérations ce qui sur le fond ne change rien à la remise en liberté des criminels ayant épuisé leur peine ; à ceux que le pied démange il offre un supplément de radar pour calmer leur propension aux excès de vitesse, mais de supplément en supplément on aura évité de réduire la vitesse à un simple facteur aggravant, et de traiter les causes premières des accidents ; et pour calmer ceux qui résident au milieu des sauvageons il propose de déplacer les sauvageons …

 

 

A ce rythme là on peut avoir plein d’idées mais il ne faut pas s’attendre à beaucoup de résultats. Le temps de la bravache terminé on ne pourra que constater que tout se passe comme si il ne s’était rien passé.

 

 

C’est le pronostic que l’on peut formuler après les récentes saillies de Sarkozy, sans prendre beaucoup de risque. Dommage qu’un personnage aussi talentueux glisse dans le populisme avant même d’y être contraint. Chirac son mentor y sombra certes mais ce fut sur le tard.

 

 

Mais peut être est-ce auprès des beurs que la grande élection se jouera. Il a sans doute jugé qu’il n’était pas trop tôt pour se faire l’agent des beurs et récolter le quinquennat

 

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28 juin 2005 2 28 /06 /juin /2005 00:00

Pour une révolution c’en est une. Les français ne seront plus juges de leur médecin. Jugez vous même. Jusqu’à ce jour le patient ou celui qui s’estime tel pouvait papillonner de médecins en médecins et butiner quelques médicaments ici, quelques prescriptions là, de toute façon ça ne lui en coûtait rien.

Courageusement le précédent ministre décida de mettre un terme à cette gabegie considérant que tout médecin étant un bon de médecin on ne pouvait demander à la communauté de payer pour les boulimistes de la consultation.

Il faudrait dès lors choisir son médecin référent et taxer la consultation chez un autre praticien. Il faudrait aussi passer par son médecin traitant pour être admis à consulter un spécialiste. Sauf à être pénalisé dans ses remboursements.

Cela parait simple ou du moins rationnel puisque le but n’est pas d’améliorer la qualité des soins mais de freiner les dépenses de l’assurance maladie. C’était un premier pas, c’était indispensable pour recadrer les dépenses médicales. Encore fallait-il que le recours à un médecin tiers soit pénalisant, pas marginalement pénalisant. Or il n’en coûtera au patient qu’un ou deux euros de s’affranchir de ce sésame. Quand on sait le coût de la moindre réforme de cette usine à gaz qu'est la Sécurité sociale on peut d’ores et déjà prédire que cette mesure n’aura pas plus d’effet qu’un cautère sur une jambe de bois. On a un nouvel exemple de l’incapacité de nos gouvernants à appliquer ce que le bon sens seul suffit à justifier et surtout ce refus d'utiliser la dissuasion financière nous éloigne de la seule réforme capable d’inverser la spirale infernale du déficit : la responsabilisation du toubib.

Car qui dans ce pays peut émettre un chèque en blanc sur la collectivité, qui a un droit de tirage illimité sur la communauté ? Seul, le médecin bénéficie de ce privilège, ce droit exhorbitant. Nulle part ailleurs que dans une officine médicale on peut faire légalement de la fausse monnaie. Emettre une ordonnance, prescrire des examens, diriger vers un confrère c’est susciter la consommation de services médicaux, c’est induire une dépense, dont le montant inconnu, est garantie par l’Etat. Les médecins seront payés, les médicaments seront remboursés, les analyses, les visites tout sera pris en charge, l’utile, l’inutile, le redondant comme le dangereux.

Si nos voisins ont su maîtriser nos dépenses de santé, ici aucune limite n’existe. Ceux qui s’y sont essayés n’ont d’ailleurs pas survécu à leur tentative de responsabiliser les tireurs. N’est ce pas Mr Juppé ? Et pour ceux qui douteraient de la pertinence de ce constat, le dépassement récurrent des hypothèses de déficit les plus pessimistes devrait ruiner leur optimisme. Et de trou de Sécu en trou de Sécu on ne s’en sort qu’en pompant dans les finances de l’Etat qui croulant déjà sous les déficits ne peut que tirer des traites sur les futures générations. Ce que j'appelle faire de la fausse monnaie !

En France on ne vit pas plus longtemps qu'ailleurs. Alors pourquoi notre vieillissement a-t-il un prix exhorbitant ? 

Simplement parce que la santé est traitée comme si elle ne coûtait rien, que ceux qui consomment ont parti lié avec ceux qui dispensent sans que ceux qui financent soient autorisés à y mettre leur nez. Alors consultons, consultons notre médecin traitant, en espérant que le système perdurera au moins jusqu’à notre prochain remboursement !

 

 

 

 

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27 juin 2005 1 27 /06 /juin /2005 15:30

Enfin une bonne nouvelle, on ne peut que se féliciter qu’à Matignon on se soit souvenu qu’il existe aussi des français qui donnent leur voix au Front. Même si il a fallu beaucoup trop longtemps pour lever l’interdiction qu’un Chirac obsolescent avait imposé à tous ses gouvernements. Alors ne chipotons pas notre satisfaction. Que signifiait l’ostracisme envers ceux qui ne partagent pas les mêmes valeurs. Quelles sont les valeurs qui ont vocation à diabolisation. A quel titre ceux qui se reconnaissent en ces valeurs devraient être confinés dans les ténèbres extérieures. Que mécaniquement on empêche un français sur cinq d’être représenté par un député constitue une discrimination semblable aux ségrégations que ces mêmes français cherchent à introduire dans notre société.

 

 

 

Et si par un effet d’arroseur arrosé, le retour de cette politique en a décoiffé plus d’un et décapité le roi des boute-en train, un certain Jospin, il est peut être temps de cesser d’invectiver les électeurs séduits par le Front et considérer que les thèses aux quelles ils adhèrent ont le droit d’être librement débattues.

 

 

 

Les lois Gayssot restreignant la liberté d’expression, l’ostracisme appliqué aux partis d’extrême droite sont des carcans imposés par des minorités d’opinion au nom de soi-disant valeurs républicaines dont se parent extrémistes de gauche et bien pensants de droite avec une égale hypocrisie.

 

 

 

Reconnaissons à notre premier ministre d’avoir eu le courage de briser un tabou. Mais je doute que sur sa lancé il retrouve pour les extrémistes de gauche les accents de vertueuses indignations qui furent jusqu’à ce jour réservés au Front !

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26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 00:00

Flamboyant il nous avait demandé 100 jours pour juger des effets de son discours, 20 auront suffi pour ne plus lui faire crédit. On allait voir ce qu’on allait voir et les persifleurs de tous bords étaient prévenus ils allaient devoir remiser leur piques et leurs railleries. Le temps des raffarinades était clos. On ignorait alors que s’ouvrait le temps des bravaches.

 

 

Las, le discours d’intronisation tomba à plat. La montagne n’accoucha que d’une souris, mais c’était au moins ça ! Un nouveau contrat allait donner aux patrons de petites sociétés le droit d’embaucher pour accompagner l’évolution de leurs activités et de ne pas se trouver ficelés si les affaires ne suivaient pas. En fait ils avaient deux ans pour valider ce contrat.

 

 

Dans beaucoup de modestes entreprises le développement est irrégulier, la succession de haut et de bas et l’absence de fonds propres interdisent de prendre le risque d’un CDI tant qu’un nouveau palier n’est pas assuré. Conséquence pas d’embauche ou presque. C’est pour traiter de ce problème et créer un nombre conséquent d’emplois que ce contrat fut annoncé.

 

 

C’était oublier qu’en France les amis des chômeurs, ce ne sont certes pas les syndicats sensés  représentés les détenteurs d’emploi. Au nom de la défense de ceux dont l’emploi est déjà garanti par un CDI, les syndicats décrétèrent qu’on ne créerait pas pour les chômeurs des emplois sans cette même garantie, ruinant pour ces derniers la perspective de quitter le RMI. Bien que l’emploi soit la priorité des priorités il fut décidé en catimini que ce nouveau contrat serait, pour les patrons, aussi coûteux qu’un CDI si d’aventure il devait y être mis fin. Ce qui mit fin à toute perspective de réduction du chômage.

 

 

De la mesure phare de notre Tartarin il ne restait rien. Il n’y eut pas d’escarmouche, au seul froncement de sourcil de la gente syndicale il baissait la garde, notre Premier ministre. Il capitulait en rase campagne : les chômeurs ne sont pas syndiqués et on ne leur paye pas le TGV pour venir défiler devant l’Assemblée Nationale. Qu’était devenu notre fier mousquetaire, si prompt à croiser le fer contre les cow boys,  notre meneur de croisade ?

 

 

Que reste-t-il du plan pour l’emploi crânement annoncé le jour de l’investiture ? Que reste-t-il des grandes envolées, de la confiance qu’on devait retrouver ? En moins de 20 jours tout s’est envolé. 

 

 

Quand tout penaud il est paru dans nos étranges lucarnes, déjà on regrettait le bon vieux Raffarin en se demandant : qu’est devenu notre mousquetaire, notre matamore, notre fier à bras ? S’est-il volatilisé ?

 

 

 Alors pour ceux qui l’auraient aperçu, n’hésitez pas, nous sommes à la recherche de notre Villepin perdu !

 

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25 juin 2005 6 25 /06 /juin /2005 00:00

On a le choix entre bonne conscience et faux débat. Si au moins ça créait des emplois on applaudirait à l‘installation de cette Haute Autorité contre la Discrimination (HALDE). Qui objecterait à tant de bons sentiments, ni les vrais républicains, ni les  faux démocrates, ni les bons chrétiens, ni aucun de  ceux qui un jour ont cru à cette devise bien désuète : liberté égalité fraternité.

 

Peut être nous faut-il de temps à autre dépoussiérer nos vieux ornements et je remercie notre vieillissant Président de nous y inviter. Ce ne sont ni les germains, ni les autrichiens qui renieraient leur fières devises, ni les américains qui se sont mis hors du temps en invoquant Dieu ni même ces perfides anglais qui livrent une morale intemporelle à la quelle nous ne pouvons objecter. Mais que dire de la notre si ce n’est qu’elle fleure bon le ringard franchouillard.

 

Liberté ; Qui peut l’invoquer sans se souvenir qu'en son nom tant de crimes ont été commis ? Elle n'est pas même contestée à ceux qui nous en amputent quand ils en font un usage qui empiète sur celles de leur contradicteurs. 

 

Egalité ; C'est un mythe porté haut au siècle des Lumières et vidé de tout contenu depuis que ces Lumières se sont paisiblement éteintes. Associée à la chance elle reste très hypothétique. C’est l’archétype d’une abstraction dont les mathématiques se sont emparée et qu’on devrait leur laisser tant elle est impuissante à représenter une autre réalité.

 

Fraternité ; l’ai-je déjà rencontré ? Ce n’est ni l’amitié ni le copinage, mais cet élan qui l’espace d’un conflit vous rend frères d’armes ; on comprend qu’elle fut partagée par les paysans soldats va-nu-pieds qui boutèrent à Valmy les coalisés et gagna à ce titre le droit de figurer sur les frontispices de toutes nos mairies.

 

Notre devise issue de l’euphorie révolutionnaire ne reflète pas plus l’idéal citoyen de notre temps que les paroles vengeresses de notre hymne national n'ont de sens dans une enceinte sportive et pacifique. 

 

C’est mu par un souci de modernité que notre Président garant de l’identité nationale a institué cette Haute Autorité contre la discrimination, que j’évoquais, reconnaissant ainsi l’inapplicabilité de notre devise.  Mais comment lutter conte la discrimination sans entorse à la liberté. Puisque la discrimination résulte de la différence et que la différentiation est à l’origine de tout ce qui est de l’ordre du vivant, lutter contre la discrimination c’est imposer un ordre artificiel au profit de ceux qui la revendiquent. Les américains pionniers dans cette démarche en ont tardivement mesuré la perversité et ce n’est pas la querelle sémantique sur le fait qu’elle soit positive qui change la nature du débat.

 

La nature est inégalitaire, nous sommes tous différents, beaux, riches intelligents quand c’est pas tout le contraire. Certains sont plus égaux, paient plus d’impôts, sont mieux portants, cotisent tout autant, sont plus futés et trouvent toujours à être employés. Il faut que ça cesse !

 

De grâce, qu’une Haute Autorité lutte contre ces scandaleuses discriminations que l’on soit enfin tous égaux, tous chômeurs, tous malades, tous indigents mais surtout qu’on garde le même Président.

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24 juin 2005 5 24 /06 /juin /2005 00:00

Quelle santé ! Depuis que Cécilia fait chambre à  part, quel tonus ! Le karcher à la Courneuve le matin, les magistrats du siège le lendemain, on voit qu’il est de retour aux affaires notre petit Nicolas. Pour une fois qu’un ministre abandonne le sabir de bois ce n’est pas ici qu’on lui reprochera de s’exprimer franchement sur le sens de son action.

 

Rien n’étant dit par accident, rien ne se générant spontanément, la bourrasque médiatique qu’il vient de déclencher résulte d’un calcul très savant tant ses dangers me semblent évidents. Depuis qu’on nous avait assuré que Juppé savait parfaitement ce qu’il faisait quand il dissolvait l’Assemblé, il m’arrive de douter de la lucidité de nos plus éminents politiciens.

 

Nettoyer la Courneuve concerne les électeurs du 9- 3, tout le monde ne pouvant être de Lyon comme aurait plaidé Mr  Brun. Çe n’est que très banal pour un ministre chargé de la sécurité des citoyens. Mais interpeller un juge pour une remise en liberté qui s’est aussi dramatiquement terminée c’est moins anodin, d’autant moins anodin que les faits incriminés ne sont pas circonscrits à un périmètre de non droit. Tout un chacun aurait pu tomber sous le coup de ces récidivistes ! Que faisaient-ils d’ailleurs ces braqueurs sur nos chemins alors qu’un tribunal avait, en notre nom, requis une « perpéte » vite élargie en une peine de moins de 10 ans.

 

C’est du pain béni pour un Sarkozy qui se saisit dès lors de tous les micros obligeamment tendus et nous assène sur toutes les radios : ce juge doit payer !

 

Je tenais en estime ce personnage et l’avais, dans un précédent billet, paré de tant de qualités que même un thuriféraire n’y aurait rien retranché. Alors objection, votre Honneur !

Qu’un juge, qu’un magistrat doivent rendre des comptes, c’est sur. Que ce crime soit imputable à cette remise en liberté, c’est évident. Que par leurs cris d’orfraie tout ce que la gauche compte de vertueux, de faux culs, de donneurs de leçons s’empare de cette diatribe c’est de bonne guerre. Non, mais çette « sortie » n’a pas de sens !

 

En poursuivant le raisonnement de Mr Sarkozy, en ne remettant pas en liberté par anticipation ces condamnés, leurs agissements criminels auraient été certes retardés, ce crime n’aurait pas eu lieu mais un autre, en un autre lieu, puisque tout l’argument repose sur la dangerosité avérée de ces assassins et qu’il n’est pas de prison à perpétuité. Mr Sarkozy suggère donc de déplacer l’heure du crime et le nom de la victime. Vaut-il mieux stocker plus longtemps tout ces malfaisants dans des prisons alors que la loi les remettra en circulation un jour de toute façon ? Toute cette gesticulation nous aura montré qu’on a le choix entre les laisser croupir plus longtemps et devenir de plus en plus méchants ou de les laisser filer bon an mal an en sachant pertinemment que casse il y aura !

 

Le risque existera toujours pour l’un de nous de croiser ces mécréants, alors il est navrant de désigner à la vindicte populaire le magistrat qui n’a fait qu’appliquer la loi. On attend d’un homme d’État du recul sur l’événement et d’un shérif de dégainer à bon escient.

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