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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 20:39

« Chapeau l’artiste » : conclue l’éditorialiste du Figaro jamais avare d’une fourberie. Le déluge d’éloges déversé par les chroniqueurs de tous bords pour saluer la seconde place de la liste Macron aux européennes devrait figurer au panthéon des grandes mystifications.

 

 

Les chiffres parlent d’eux même. Sa liste a obtenu un gros 20% des suffrages dans une élection qui n’a attiré qu’un français sur les deux invités à s’exprimer.

 

En clair seul un français sur les dix en âge de voter a donné quitus à Macron dans une élection qu’il avait transformé en plébiscite pour sa petite personne. Sur les 9 autres 5 n’ont pas souhaité arbitrer ce différend et sont allés à la pêche alors que les 4 restants ont manifesté leur hostilité à la politique du président.

 

Et voila qu’avec un français sur 10 derrière lui Macron se pavane et ses spadassins se rengorgent invoquant un succès inespéré. Quand on se souvient du matraquage incessant depuis le début du grand débat, des heures de télé en continu sans aucune contre partie donnée à ses opposants sur les chaines d’info en continu, le score du potentat doit être ramené à sa juste proportion : 1 français sur 10 soutient la politique du président.

 

Or qu’entend-on ?

 

Que ce vote conforte le président, qu’il est légitimé pour accélérer …. !

 

Jamais manipulation n’aura été aussi grande entre la réalité d’une élection et son interprétation par l’ensemble des media.  Jamais l’abime n’aura été aussi profond entre la France réelle et sa représentation au parlement.

 

Une « majorité » pléthorique soi-disant confortée par une élection qui ne lui confère pourtant qu’une minorité des plus étriquées. Voudrait-on faire par l’absurde la preuve de l’incongruité du système électoral, voudrait-on défier les bases mêmes de la démocratie en transformant un échec patent en pseudo victoire claironnée par des média aux ordres ( lire Crépuscule de Juan Branco) ?

 

Les chiffres eux sont indiscutables : derrière Macron il ne se trouve guère qu’un français sur 10 !

 

De quoi l'encourager à relire Descartes et à douter ...

 

 

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Published by Candide
31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 19:56

Nommer ministre de l’information Sibeth N'Diaye, la conseillère élyséenne responsable de la diffusion d’un video-montage visant à exonérer Benalla de ses turpitudes clôture une semaine calamiteuse pour la crédibilité de Macron 1er.

 

On sait depuis la lecture du Monde daté 29 mars que le conseiller spécial Ismaél Emélien a tripatouillé les bandes de la place de la Contre-escarpe pour fabriquer un fake montrant un gentil Benalla volant au secours de policiers méchamment agressés. Tout cela était bidon !

 

Mais la conseillère qui s’est employée à faire diffuser à tous les media ce faux est nommée ce soir ministre de la manipulation de l’information !  On va finir par regretter Alain Peyreffite.

.

 

Madame Legay a contre son gré défrayé la chronique. Victime à Nice de charges policières visant à disperser de pacifiques septuagénaires au motif qu’ils contrevenaient à une interdiction de manifester madame Legay souffre d’une double fracture du crane. L’omniscient président Macron décréta sur le champ qu’elle manquait à la plus élémentaire sagesse, mais qu'aucun policier n’était responsable de cette voie de fait.

 

Fake news ou mensonge d’Etat ? Le procureur dut admettre – les vidéos étant accablantes - qu’un Pandore aux ordres de ses supérieurs était bel et bien impliqué dans cette ratonnade. Le président serait-il premier prévenu en application de loi sur les fake news qu’il a récemment imposé au vote de ses godillots ? Non bien sûr, il est protégé pat son immunité !

 

Le pire était à venir, la bouillie officielle déversée sur toutes les chaines de télé par le ministère de l'information mérite qu’on s’y arrête :

 

Madame Legay, 75 ans et toutes ses dents, en parfaite possession de ses moyens comme tous les français ont pu le noter en l’entendant exprimer des convictions pacifistes en marge de la manifestation, a été « poussé » par un gentil CRS … résultat la double fracture du crane … elle est depuis dans le noir absolu selon ses enfants.

 

De qui se moque-t-on ? Comment une mammy poussée dans les orties niçoises peut-elle subir de telles fractures mettant sa vie en danger ?

 

Cette présentation des brutalités policières sur des retraités paisibles et simples contrevenants – présentation reprise par la majorité des média  - fait honte à liberté d’informer.

 

C’est une fake news, doublée d’un mensonge d’État puisque cette info a été donnée par le procureur de la république aux ordres du gouvernement.

 

Dans quel pays civilisé  risque-t-on une fracture du crane pour une simple contravention ... hormis la Macronie ... ?

 

 

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 21:32

Décidément notre classe politique est indécrottable. Quels que soient les news que colportent les média cette semaine une fétide odeur de flouze effleure nos narines.

 

Un vert de chez vert, bio écolo bien propre sur lui (c’est pas le cas de tous ses congénères), vient d’être embarqué comme second pacha sur le rafiot « En marche » pour les européennes.

 

Cet ex sous ministre, manitou au WWF institution au dessus de tout soupçon, abandonne son modeste salaire de DG dans une ONG pour la très certaine et ultra confortable rémunération de député européen et tous les avantages acquis attribués à ce mandat.

 

Il aurait tort de s’en priver, peu lui chaut de faire campagne pour un gouvernement qui étend l’usage du glyphosate, l’essentiel c’est de bien nourrir sa petite famille et de s’assurer une retraite confortable.

 

Ce n’est pas Juppé qui lui jettera la pierre, le repris de justice porté à la plus haute juridiction de ce pays. La rémunération du maire de Bordeaux est insignifiante et remise en cause périodiquement. Le job au conseil constitutionnel est une sinécure de 9 ans pour ceux qui comme Juppé n’ont du droit que la connaissance que confèrent son assiduité dans les prétoires et ses multiples condamnations aux attendus infamant. Mais on ne refuse pas une fin de carrière qui assure aux frais des mécréants un train de vie des plus confortables.

 

Mazeaud, un ancien président de cette honorable institution, en cours de dévoiement ne nous contredira pas ! Le Mazeaud a pour 300.000€ participé de très loin à un arbitrage en faveur du plus fameux voyou de la république : l’homme de la vie claire, des balances Testut et autres manufactures d’armes qu’il a conduit manu militari au dépôt de bilan .. (Liste non exhaustive).

 

Pour 300.000€ - sans n’avoir rien à faire-  on peut venir apporter devant la Cour tout son soutient à ce voyou et prétendre contre toute décence que l'indemnité de 45 millions d’euros à l’ex proprio d’Adidas était un juste règlement des dommages collatéraux que le Lyonnais en lui permettant d’éviter la banqueroute lui aurait causé.

 

Et on s’étonnera qu’il y ait pléthore de gilets jaunes ….

 

 

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Published by Candide
20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 20:57

 

Le porte-parole de Dieu sur cette terre s’en remet à la justice des hommes … bien étrange négation de la valeur transcendante de la morale universelle sur le droit applicable au modeste terroir de la fille ainée de l’Église.

 

Laisser la cour d’appel de Lyon décider du sort du titulaire de son évêché est, à première lecture, la preuve de la faillibilité pontificale. Mgr Barbarin serait sauvé de l’indignité épiscopale par quelques laïcards siégeant dans ce sanhédrin. Ponce Pilate, le retour ?

 

Ce serait faire injure au souverain pontife que d’imaginer qu’il ignore la nausée que sa décision aura suscité chez les ouailles lyonnaises un tant soit peu au fait de la multitude des turpitudes dont de nombreux jeunes lyonnais furent les victimes. L’auteur de ce billet, ancien élève des écoles confessionnelles de cette même ville peut en témoigner. Le nom du Prénat de l’époque est pour toujours gravé en sa mémoire. N’était-il pas le gouverneur de la oh combien respectable institution qu'il fréquentait ?

 

Tous savaient, sauf les plus innocents. Les abbés, les anciens et sans doute quelques parents. …

 

François n’est pas la buse que les évêques de France tentent de nous présenter. Nul pape n’est un demeuré. Le pape sait ce qu’il fait en donnant primauté au droit républicain plutôt qu’au tribunal épiscopal ; le premier connait la notion de péremption pas le second. « Dieu merci » s’exclamait le tartuffe lyonnais : la prescription me met à l’abri … on verra ce qu’en décidera la cour d’appel.

 

Alors Barbarin serait l’idiot utile dont François use pour asseoir une jurisprudence qui protégerait l’institution.

 

Mais qui dans l’institution mérite-t-il d’être protégé au point d’en saper les valeurs essentielles ?

 

La réponse serait-elle dans le titre de ce billet ?

 

 

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Published by Candide
24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 21:15

"Condamné à être licencié pour faits licencieux !  Le Vatican va enfin sévir …" entendu sur les télés ce soir.

 

Le pape - selon ses thuriféraires - n’y va pas avec le dos de la cuillère pontificale. Rompant – selon les mêmes auteurs – avec des décennies de mansuétude – il prend le diable par les cornes (c’est mieux que par la queue) pour éradiquer un fléau dont l'ampleur sera masquée par la destruction opportune des archives épiscopales. (L’évêque de Munich dixit)

 

C’est peu dire que les victimes ont le sentiment que l’on se moque d’elles. Que rien ne changera, qu’aucune disposition n’est susceptible d’éradiquer le mal tant qu’il ne sera pas traité à la source. La hiérarchie préfèrera une omerta, sauf à admettre qu’en son temps elle a aussi commis le péché de chair avec le consentement discret mais bien réel de la nomenklatura. Ce n’est pas monsieur Barbarin qui nous contredira !

 

Le vrai problème n’a pas été évoqué, pas même insinué. Il est tabou. Le pape François, comme ses prédécesseurs, se rend complice des violenteurs en interdisant de lever l’interdit !  

 

L’interdit imposé aux ministres pour de sombres questions d’héritage et de financement du culte remonte non à l’enseignement de Jésus mais à la fin du premier millénaire. Il s’agissait alors de récupérer le patrimoine des défunts curés. Sinon il filait chez leur moitié !

 

Le célibat devient alors une vertu cardinale qui s’impose au clergé avec les effets qu’une telle incongruité chez les hommes sains (sans t) ne manque pas de développer.

 

Des armées de psy, de pseudo experts, de faux culs et de pervers produiront des rapports défiant la raison commune : le célibat et l’abstinence ne corrèlent pas avec les déviations sexuelles de ceux qui les subissent. Fermez le ban(c)  des accusés !

 

François et les autres connaissent tout ça mieux que le dernier des Candides … mais pour d’obscures raisons ils restent arc-boutés sur cette insanité (stricto sensu).

 

Comme si une menace de remerciement, pardon de licenciement pour des faits criminels était de nature à faire disparaitre la nature …

 

Signé : l’avocat du diable.

 

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 20:49

40.000, 60.000 au plus, ils ne représentent pas même un français sur mille.

 

Pourtant samedi après samedi ils tentent par leurs manifestations d’imposer leurs diktats, leurs oukases et nonobstant leur nombre ultra minoritaire ils continuent de défier l’ordre républicain.

 

Les sondages – nul ne l’ignore - ont une marge d’erreur, l’intervalle de confiance des statisticiens, comprise entre 2 et 4% pour 1.000 sondés. Ainsi les aspirations de 40.000 français sur plus de 60 millions devraient rester anecdotiques, pas même visibles dans l’épaisseur du trait des diagrammes que publient les médias.

 

La macronie s’égosille à marteler cette pseudo évidence : ces manifestants ne représentent plus rien. Il suffit d’attendre que la majorité silencieuse à l’unisson de la majorité parlementaire rejette les violences, les exactions, les dégradations des ultras minoritaires au sein des gilets jaunes pour que tout ce petit monde rentre dans le rang.

 

Mais samedi après samedi le socle des contestataires ne se réduit pas et affronte l’ordre républicain aux ordres d’un castagneur dont le bilan fait de Raymond Marcellin* un bisounours de cour d’école.

 

La majorité peut-elle écraser les minoritaires ? La question se pose aux démocraties victimes d’un système représentatif ultra biaisé comme celui issu du scrutin en vigueur chez nous.  Moins de 30% des français adhèrent encore aux idées macroniennes – les sondages l’attestent  - mais les troupes de LREM squattent 60% des sièges de députés et continuent à proférer les inepties qui ont mis la France à feu et à sang …

 

Peut-on s’insurger contre ceux qui refusent la dictature** d’une représentation nationale devenue ultra minoritaire ?

 

  

* Ministre de l’intérieur de 1968 à 1974

 

** Le droit à la résistance à l'oppression a été théorisé il y a longtemps déjà par Guillaume d'Ockham, inspirateur lointain de tous les mouvements de contestation : in Breviloquium de  principatu tyrannico 1334 !

 

 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 21:09

Depuis quelques semaines une petite musique gagne en intensité : « tout ça suffit, il faut que ça cesse ! »

 

Et de rappeler que si Macron et ses sbires ont longtemps tenté de discréditer les porteurs de paletot, n’ont-ils pas in fine cédé à l’essentiel de leurs doléances ?

 

Macron n’a-t-il pas concédé le gel des taxes, des réductions ici, des subventions là pour un total dont se gargarisent ses prosélytes de plus de 10 milliards d’euros, montant astronomique qui n’a de sens pour personne … !

 

Ne leur a-t-il pas offert de débattre ad nauseam jusqu’à ce qu’épuisés par un exercice dont le seul intérêt et de permettre au président de monopoliser le petit écran ils réalisent qu’ils sont les dindons d’une farce ?

 

Parce que si Macron avait un tant soit peu le projet de les entendre au lieu de les écouter il aurait pris trois mesures qui adressent les problèmes consubstantiels à la naissance de ce mouvement.

 

1 Il aurait décrété la hausse du SMIC et non pas fait l’aumône d’une augmentation de la prime d’activité. Il est indécent de continuer à exiger que l’on travaille pour un salaire qui permet à peine de survivre. Or c’est ce que Macron entérine en augmentant l’assistanat plutôt qu’en fixant un salaire décent aux salariés du bas de l’échelle.

 

2 Il aurait annulé la clause de désindexation des retraites. Il est à proprement parler abject de retirer aux personnes âgées la contrepartie de leurs années de cotisation. Par quelle perversion de l’esprit a-t-il pu condamner les personnes contraintes de vivre avec la retraite de la sécu à subir l’érosion de leur pouvoir d’achat ?

 

3 Enfin, il aurait sacrifié un totem dont la valeur économique est nulle mais qui est devenu le symbole de l’iniquité de sa politique. Peu importe que le principe de l’ISF soit éminemment critiquable, il s’agit de rabibocher tous les français avec la légitimité de l’impôt. J’entends tous les pourfendeurs de la taxation du capital vouer aux gémonies les tenants du maintient de l’ISF mais le prix à payer pour remettre la paix au centre de nos villes passe par là ; que cela plaise ou pas.

 

Trois mesures aux quelles il ne pourra pas déroger, trois mesures qui viennent en haut de la liste des contributions et dont l’annonce est indispensable pour éteindre l’incendie que sa brutalité, son mépris et sa méconnaissance de la France d’en bas ont déclenché.

 

Tout ça suffit : certes ! Il faut que ça cesse : oui !

 

Alors qu’attend le président pour arrêter son simulacre de débat, puisque l’essentiel de ce qu’exigent les français qui continuent samedi après samedi leur démonstration est connu de tous ?

 

Sauf à ce que Macron et son clan escomptent qu'un avenir radieux émerge de la chienlit qu'ils laissent prospérer ...

 

 

 

 

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 18:47

Par delà les soubresauts qui affectent actuellement le paysage politique le grand débat auquel nous invite le président permet de dépasser les problématiques court-termistes et de réfléchir à la question essentielle à nos yeux de retraités : quelle France voulons-nous léguer à nos enfants et petits enfants ?

 

Ces soubresauts ne sont pas le fruit d’une conduite à la hussarde de réformes qui auraient mérité un temps d’appropriation mais d’abord l’héritage d’années de facilité dont on peut situer le point de départ à la révolution mitterrandienne. Souvenons-nous de son premier gouvernement dans lequel figurait en très bonne place un ministre du temps libre. Quel message !

 

Dès lors fini l’hymne à l’effort, au travail et à la production de richesses. Hâtons nous de dépenser, de distribuer, il y aura toujours des riches pour payer !

 

Cette France de la fin du 20ème siècle façonnée par un socialisme d’autant plus pervers qu’il fut bon enfant a vu son histoire jalonnée par les reculades, les pertes d’influence, les reniements jusqu’à se trouver hissée en haut de la pyramide des pays les plus généreux en taxes, impôts et prélèvements sans que les français censés en profiter n’y trouvent leur compte. Double échec avec un chômage systémique qu’aucun gouvernement ne s’est employé sérieusement à résorber et une fuite en avant dans la dépense publique, cause et conséquence entre autre du point précédent qu’aucun gouvernement ne se hasarde non plus à refréner.

 

Nous croyons aux vertus de l’exemplarité et au mimétisme descendant. Jadis une multinationale célèbre se pavanait au 3 de la place Vendôme. Quand les temps changèrent, sa première mesure symbolique d’austérité fut de se déporter sur le parvis de la défense.

 

Quand les dirigeants pratiqueront l’austérité, quand ils se mettront à la diète de façon ostentatoire et sans équivoque alors ils seront entendus des citoyens dont ils exigent qu’ils renoncent partiellement à leurs avantages acquis. Merci à Mme Jouannot d’avoir servi de révélateur des gabegies cachées au cœur du système. Cette anecdote a fait plus que des tonnes de rapport sur l’inutilité dans la fonction publique.

 

La France dispose des talents et un corps social suffisamment soudé pour survivre à la double mutation qu’imposent une mondialisation en fin de cycle et un retour aux fondamentaux du contrat social. L’effort, le travail, doit déboucher sur le partage équitable des fruits d’un engagement collectif. L’adhésion à une perspective de sortie du marasme où les années de facilité nous ont conduites sera le résultat d’une approche démocratique en rupture avec les dérives clientélistes de la démocratie parlementaire dont ce débat peut préfigurer l’avènement.

 

Aucune des synthèses issues des cahiers de doléance ne pourra avoir d’effet si le pré requis d’une mise en cause des attributs du pouvoir n’est pas effectif rapidement. D’abord ces mesures - même frappée au coin du bon sens - ne seront pas mieux acceptées que ne le furent celles qui conduisirent au moment gilet jaune et cerise sur la gâteau les agents de ces mutation seront les premiers à trainer la patte embourbant tout processus d’évolution.

 

 

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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 14:51

A l’évidence la première a été ruinée. Les douze premiers mois n’ont pas produit le train de réformes que la campagne du candidat laissait augurer, et que le pays désespère de se voir imposer. Malgré la doxa officielle les changements produits par les « Marcheurs » sont loin d’avoir chamboulé le paysage économique du pays. Ni la SNCF, ni le code du travail, ni l’École n’ont vu leurs fondamentaux changés, tout juste a-t-on dépoussiéré ces monstres sacrés.

 

Et ce ne sont pas ces réformettes qui ont précipité Jupiter à terre. Globalement elles ont été acceptées. C’est une palanquée de petites décisions aussi inutiles que brutales et vexatoires ; pour la plupart des caprices de petits chefs, comme cette baisse de 5€ des APL, la super taxe sur le gazole ou la réduction à 80km/h.

 

Pour la vulgate réduire la vitesse c’est décupler le flashage des automobilistes pour encaisser des sommes conséquentes. Qui croit à la théorie du sauvetage d’une centaine de vie humaine quand un hiver très rigoureux ou un été trop radieux cause régulièrement des milliers de disparitions précoces chez les petits vieux.

 

Décisions-sanctions dont l’effet cumulé a produit le résultat, jamais observé au bout de 18 mois, d’un président conchié par une majorité de français, dont les plus revendicatifs rêvent de le congédier. N’est ce pas là l’esprit du referendum révocatoire ?

 

La question que chacun des gilets jaunes peut se poser est celle de la deuxième chance. Faut-il continuer à guerroyer ou permettre à Macron de rebondir avec l’espoir de poursuite des changements dont la nécessité ne fait pas encore loi !

 

Ainsi posé le problème n’a qu’une solution. Aucune alternative constructive ne peut sortir des urnes présidentielles avec les acteurs phare du paysage politique.

 

Hormis ses nervis et les profiteurs de son système qui pourrait souhaiter un Mélenchon ?

Sauf quelques proches et familiers qui prêtent une stature étatique à Laurent Wauquiez ?  Idem pour les quelques seconds rôles qui gravitent dans des partis dit de gouvernement. Marine le Pen confrontée aux grands problèmes du moment ayant fait la preuve de son immaturité le repli sur le « prince » qui nous gouverne n’est-il pas un moindre mal ?

 

Inacceptable en l’état de l’opinion certes, mais incontournable en l’état des institutions. Lui seul peut se doter des cornaques qui rendraient son maintient tolérable. Déchu de son statut de roi de France, Louis XVI pouvait être roi des français. Il ne l’a compris que trop tardivement. Reste à Macron à faire sa révolution, à destituer ceux qui ont toléré ses égarements et à trouver au sein d’une nouvelle assemblée la coalition qui permettra la refondation de sa légitimité.

 

Pour Macron une dernière chance, avant d'être "guillotiné"  ?

 

 

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 10:22

Ah que c’était une bonne intention !

 

Bien que soumis tardivement aux bienfaits du prélèvement à la source les français vont enfin être à l’unisson des européens et se faire ponctionner leurs impôts directement sur la fiche de paie. Les présidents passèrent et tous se défilèrent, l’opération d’une extrême complexité risquant de tourner au fiasco et de mettre en émoi les contribuables, qui ne sont jamais très éloignés d’une échéance électorale.

 

Macron fanfaron voulut montrer que le nouveau monde n’avait peur de rien. Il en fit un totem que son ministre du budget s’appropria.

 

Les Cassandre ne manquaient pas pour alerter sur l’ineptie d’une réforme dont le but inavoué est de grappiller quels que 2% en imposant le delta entre les revenus de l’année n et ceux de n-1. Loin de couvrir le coût du changement. Il aurait suffit d’un subreptice glissement des tranches pour obtenir le même résultat.

 

Dans un pays où l’impôt sur le revenu ne faisait pas majoritairement débat, contrairement aux taxes, aux impôts locaux et sur le patrimoine le gouvernement avait proclamé sa volonté d’un allégement. Qui l’en blâmerait ?

 

Que va-t-il advenir maintenant que la machine est lancée. Le poids de l’impôt va apparaître pour ce qu’il est réellement en s’imputant sur les feuilles de paie de la seule population salariée, de plus en plus minoritaire dans les pays. Qu’en sera-t-il de tous ceux qui sont virés mensuellement ou trimestriellement sans jamais recevoir de décompte ?

 

Quelle lisibilité si d’aventure le gouvernement respectait sa promesse et réduisait la CSG ou l’IRPP ? Puisque les effets des variations salariales et fiscales se superposeront au  niveau du net à payer.

 

L’incapacité dans laquelle sera le contribuable de comparer la situation de l’année n avec n-1 le conduira naturellement à s’estimer lésé. L’engorgement prévisible des hot-line d’assistance ne contribuera pas peu à attiser les soupçons de manipulation.

 

L’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ?

 

 

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